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[ fabien porée * cases.ppj - 65 ]

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Les jeux vidéo peuvent être considérés comme une version simplifiée et schématique de ce que nous appellerons par convention la vie vraie. Par leur aspect intuitif, ils nous permettront d'illustrer pertinemment, par analogie, le fait que la vie n'est que cases. Une multitude de cases. Vivre, c'est marcher de case en case : les cases naissance, les cases mariage, les cases faire les courses chez Shopi, les cases mort. Vivre, c'est, tel Sonic le hérisson, taper dans des cases symbolisant les événements marquants de notre vie et en retirer un gain--ici, une expérience. Une expérience de vie. Devenir plus fort, devenir plus riche, que ce soit financièrement ou spirituellement. Trouver cette case qui pourra nous rendre invincible, nous permettra d'affronter tous les ennemis, même les plus redoutables ; même, pourquoi pas, Dieu. Vivre, c'est trouver ces cases fortes et les ranger, les empiler par dessus les autres, les empiler selon un ordre précis afin qu'elles n'encombrent pas notre esprit, notre esprit qui, ayant atteint un point de saturation, préférerait s'éteindre ; d'où l'importance du rangement mental, de l'accord des couleurs. Certaines cases semblent inutiles. On se cogne la tête dedans et au final que reçoit-on ? Rien, ou au mieux un petit diamant, une micro-expérience. On peut trouver ça futile, vain, mais pourtant toutes ces micro-expériences seront utiles un jour. Ce sont elles qui nous permettront par exemple d'accéder à un niveau ou pouvoir supérieur dans la vie. Une chose à ne jamais oublier : le jeu vidéo est composé d'une foultitude de petites cases : les pixels. Chacun, malgré leur petitesse, contribue à former une image, une grande image. Dans la vie c'est pareil : les pixels sont vos ridules, la poussière sur votre étagère, la couleur des yeux de cette personne que vous avez croisée une fois le mois dernier pour ne jamais la revoir--elle était pourtant si tragiquement indispensable, comme tout le reste. Nous savons tous comme la vie peut être injuste. Nous marchons dans la vie, récupérant toutes ces expériences, devenant plus forts. Que se passe-t-il à la fin ? Que se passe-t-il quand on arrive au bout ? Voici que, croyant avoir vaincu, croyant être au sommet, nos pouvoirs nous sont pris arbitrairement, il n'y a rien à faire pour contrer cela. Nous voici nu, faible, comme un animal, un nouveau né, nous ne pouvons plus que sauter dans le trou, il n'y a pas d'alternative, il faut accepter notre destin.

"The video games can be regarded as a version simplified and diagrammatic of what we will call by convention the true life. By their intuitive aspect, they will enable us to pertinently illustrate, by analogy, the fact that the life is only boxes. A multitude of boxes. To live, it is to go of box out of box: the boxes birth, the boxes marriage, boxes to make the races at Shopi, boxes dead. To live, it is, such Sonic the hedgehog, to type in boxes symbolizing the outstanding events of our life and to withdraw a profit from it -- here, an experiment. An experiment of life. To become stronger, to become richer, than it is financially or spiritually. To find this box which will be able to return to us invincible, will enable us to face all the enemies, even most frightening; even, why not, God. To live, it is to find these boxes strong and to arrange them, to pile up them over the others, to pile up them according to a precise order so that they do not encumber our spirit, our spirit which, having reached a point of saturation, would prefer to die out; from where importance of the mental arrangement, the agreement of the colors. Certain boxes seem useless. One the head inside and with the final one which received is knocks? Nothing, or at best a small diamond, an microphone-experiment. One can find that futile, vain, but however all these microphone-experiments will be useful one day. It is they which will enable us for example to reach a level or higher capacity in the life. A thing never not to be forgotten: the video game is composed of a foultitude of small boxes: pixels. Each one, in spite of their smallness, contributes to form an image, a great image. In the life it is similar: the pixels are your ridules, dust on your rack, the color of the eyes of this person whom you crossed once last month never to re-examine it -- it was however so tragically essential, as all the remainder. We know all as the life can be unjust. We walk in the life, recovering all these experiments, becoming stronger. What does it occur at the end? What does it occur when one arrives at the end? Here that, believing to have overcome, believing to be in the top, our capacities are taken to us arbitrarily, it does not have nothing there to make to counter that. We here naked, weak, like an animal, new born, we cannot any more that to jump in the hole, there is no alternative, it is necessary to accept our destiny." (babelfish translation)

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